René Lévesque, la remarquable personnalité québécoise !

Toujours sur le plan du respect de la diversité, Lévesque se voulait aussi inclusif envers les diverses cultures qui composent la nation québécoise et note que « Québécois, pour moi signifie d’abord que nous acceptons d’emblée, et sommes prêts à défendre au besoin, l’égalité, devant la loi et les institutions, de tous les citoyens du Québec. Quelle que soit leur appartenance culturelle ou religieuse… ou même politique ! Chaque Québécois est et doit demeurer un citoyen à part entière. […] Cela dit, Québec doit vouloir dire, collectivement, Canada français. Nous sommes la nation québécoise, plus de 80% de la population ».

 


René Lévesque, la remarquable personnalité québécoise !

(1922-1987)

"L'inégalité, c'est le risque permanent du mépris." – René Lévesque


Son enfance

Fait son apparition dans le monde le 24 août 1922, René Lévesque est le premier enfant de Dominique Lévesque et de Diane Dionne. Il est aussi le grand frère de Fernand, André et Alice. Ce jeune Gaspésien est devenu très rapidement bilingue grâce à ses nombreux voisins anglophones. Celui-ci affirme avoir eu une très belle enfance et gardera à tout jamais un beau souvenir de sa ville natale, la Gaspésie.

En 1933, il décide de se lancer dans des études secondaires au séminaire de Gaspé. Une fois ses cours secondaires terminés, il décide d’entreprendre des études au collège Saint-Charles Garnier de Québec après la mort de son père. Durant l’automne 1941, il étudie en droit à l’Université Laval. Cependant, celui-ci lâche ses études deux ans plus tard pour pouvoir vivre sa première vraie expérience de journaliste.

Le journalisme

Depuis qu’il est petit, René Lévesque aime lire, écrire et communiquer. Un poste à la radio était évidemment ce qu’il lui fallait. Il obtient son premier travail au poste de radio CHNC de New Carlisle en étant qu’un jeune adolescent. Durant ses études à Québec, il occupe le poste d'annonceur à CKCV ainsi qu’à Radio-Canada.

En décembre 1943, grâce à sa maîtrise du français et de l’anglais, René Lévesque est recruté en tant que correspondant de guerre par l'Office of War Information (un service de presse américain dont le devoir est de couvrir des opérations militaires des États-Unis en Europe). René Lévesque est resté très longtemps ébloui après cette incroyable aventure notamment à cause de la vie à Londres constamment sous les bombardements ainsi que la découverte du camp de concentration de Dachau.

René Lévesque revient au Canada en 1946. Il entre ensuite dans le service international de Radio-Canada. Il retournera plus tard sur le champ de batailles et assistera à la guerre de Corée pour la radio. On ne doit surtout pas oublier la merveilleuse création de René Lévesque, l’émission Point de mire. Cette émission est consacrée à l’actualité internationale. Pendant 3 ans René Lévesque animera cette émission seul (extrait de l'émission de René Lévesque sur la révolution algérienne).

Son entrée dans le monde de la politique

René Lévesque était un membre du Parti Libéral de Jean Lesage en 1960. Il sera élu par la suite député de Montréal. René Lévesque était l’un des ministres les plus populaires et les plus actifs. Plus tard en 1966, le gouvernement Lesage est battu. René Lévesque devient de plus en plus nationaliste. Ce qui fait qu’un an plus tard, il décidera de quitter le Parti Libéral afin de pouvoir créer le Mouvement souveraineté-association qui, en octobre 1968, devient le parti québécois. Cela n’étonne pas beaucoup de personnes car durant les années 60, René Lévesque affirme dans les médias anglophones canadiens n’avoir aucun problème concernant la séparation du Québec.

Lors des élections en 1976, René Lévesque ainsi que son parti affrontent le gouvernement libéral dirigé par Robert Bourassa. Cette fois-ci, c'est le parti québécois qui remporte les élections. Durant son pouvoir, René Lévesque applique la Loi 101, un texte législatif assez important. Cette loi a fait en sorte que le français devient la langue officielle du Québec. Cependant, à cause de cette loi, plusieurs entreprises qui étaient installées à Montréal déménagent pour aller à Toronto.

René Lévesque et la diversité 

En septembre 1963 et devant des hommes d'affaires québécois, René Lévesque fait cette déclaration : «Qu'une personne soit Anglaise, Italienne ou Juive, si elle est Québécoise, elle a les mêmes droits que nous. Ne l'oublions pas. Nous lui devons le respect. Elle est chez elle. Elle a le droit à sa maison, à sa religion, à sa langue. Toutefois, puisque les Canadiens français représentent 90 % de la population, ils ont le droit de diriger collectivement les affaires de la province comme bon leur semble.»

Toujours sur le plan du respect de la diversité, Lévesque se voulait aussi inclusif envers les diverses cultures qui composent la nation québécoise et note que « Québécois, pour moi signifie d’abord que nous acceptons d’emblée, et sommes prêts à défendre au besoin, l’égalité, devant la loi et les institutions, de tous les citoyens du Québec. Quelle que soit leur appartenance culturelle ou religieuse… ou même politique ! Chaque Québécois est et doit demeurer un citoyen à part entière. […] Cela dit, Québec doit vouloir dire, collectivement, Canada français. Nous sommes la nation québécoise, plus de 80% de la population ».

L’empreinte qu’il a laissée derrière lui

René Lévesque a pu profiter de deux longues années de retraite avant de décéder le 1 novembre 1987 à l’Île des sœurs. À sa mort, ses amis, sa famille et même ses adversaires l’honorent en le comparant à un géant de la politique canadienne.

Certes, plusieurs grandes personnalités ont a réussi à laisser de belles empreintes à leur décès. Cependant, l’empreinte que René Lévesque a laissée est éblouissante. Seulement, en tant que journaliste, il a réussi à convaincre les québécois francophones d’ouvrir leur esprit et de s'intéresser un peu plus au merveilleux monde dans lequel ils vivent. Cette grande personnalité importante est l’une des figures centrales de la révolution tranquille. Il a réussi à laisser sa marque de façon positive.

 

Par Imane Mahidjiba (Montréal, Canada)

Références :

  1. Encyclopedie Canadienne
  2. René Lévesque
  3. Fondation René Lévesque
  4. Nicholas Toupin – 2015, La politique identitaire de René Lévesque : portrait d’un paradoxe, Bulletin d'histoire politique, Le Québec des années 1950, Volume 24, numéro 1, Automne 2015


 

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